Après le premier coup de vent il y a dix jours qui nous a valu une belle frayeur et deux jours de préparation à la tempête (un mal pour un bien dirons-nous), nous avons pu rapidement réparer la
serre de semis. Ceux-ci n'avaient pas trop soufferts et on a pu les transférer dans une autre serre inoccupée. Je suppose que le coup de vent a eu lieu au petit matin, ce qui a limité leur
inondation et a permis d'éviter que les plaques de semis ne s'envolent. D'ailleurs, depuis, ça pousse bien, je ferais l'article consacré, que j'avais prévu plus tôt, un autre jour.
Par chance, le magasin le plus proche a pu nous fournir immédiatement des lés de remplacement. Du coup, dès lundi dernier nos voisins (et concurrents, disons-nous entre nous pour rigoler) de
la ferme du Grillon sont venus nous filer un coup de main pour remettre de la bâche neuve.
Ils nous avaient expliqué comment préparer le terrain ce qui nous avions mis en oeuvre dès le vendredi : défaire complètement les bâches déchirées (ce qui permettait également d'éviter la prise
au vent pendant la tempête qui s'annonçait), recreuser les tranchées latérales initiales pour enlevé complètement la partie enterrée, et en même temps prendre de l'avance sur la pose des
nouvelles bâches. Heureusement, c'est très sableux et ça se creuse facilement. Ça nous a quand même pris toute l'après midi à 4 !
J'inaugure une nouvelle façon de relater la vie de l'exploit'. Au hasard comme ça, selon le temps dont je dispose, je raconterai par le menu la journée de l'exploitation.
Ça tombera je l'espère n'importe quand, des jours avec, des jours sans, des jours où on bosse dur, d'autres où c'est plus relax. J'espère ainsi couvrir tous les petits évènements, ceux auxquels
on ne pense pas et qui prennent beaucoup de temps.
Je tâcherais également de noter ce qu'il était prévu de faire le même jour.
Donc, allons-y.
Aujourd'hui le lundi 8 mars 2010.
Hier nous avions projeté de
-fixer les lés de la serre de plant l'un sur l'autre avec un hauban,
-brûler les herbes dans la serres qui va accueillir prochainement pomme de terre, épinards et petits pois,
-préparer cette même serre pour ladite plantation (planches des petits pois et des épinards, mise en place de -l'irrigation),
-passer le rotavator dans les parcelles extérieures (Fred),
-faire un semis d'aubergine et d'oignons rouges (moi).
et dans la maison, un peu d'enduit et de peinture.
Aujourd'hui, après une très très courte nuit pour moi qui ai lu jusqu'à pas d'heure (j'avais besoin de faire AUTRE chose), on s'est levé à 7 heures.
Après le petit-déjeuner, je tenais plus debout je me suis recouchée une heure (ouais, ça, c'est un piège mais c'est aussi un avantage quand on bosse chez soi pour soi), pendant que Fred faisait
des démarches de recherches d'emploi.
En me relevant (ça allait quand même beaucoup mieux qu'après 2:30 de sommeil), je suis partie avec l'intention de faire des semis pendant que Fred faisait un peu d'enduit. Finalement, le temps
que je fasse le tour du propriétaire (c'est grand chez nous) pour vérifier que tout allait bien qu'il ne faisait pas trop chaud dans les serres (non, le vent était tellement glacial aujourd'hui
!), mettre en route l'irrigation aérienne dans l'une d'elle pour réhydrater, de vérifier que les plantations d'oignons/échalottes se portaient bien et ne manquaient pas d'eau ; Fred avait fini et
est arrivé pour m'aider à installer le désherbeur thermique (il est lourd et une brouette est nécessaire pour déplacer la bouteille).
Pendant que Fred passait partout le rota, je me suis enfin mise à faire quelque chose de concret (quoique, dormir...) et surtout à désherber. J'y ai passé deux heure et demi jusqu'à ce que la
bouteille soit vide. Je serais tentée de dire, "évidemment, ça pouvait pas se passer bien d'une traite...".
Du coup, on est allé manger, avec l'idée de partir dès que possible pour racheter une bouteille. Le temps de faire 1 heure de trucs administratifs (contacter le GAB pour divers dossiers, faire
des demande de devis, ranger des papiers, trier les semences reçues à midi), il était 15:00 quand nous sommes partis. 15 minutes de trajet, un arrêt à la gendarmerie pour faire des procurations
en vue des élections (chou blanc, rupture de stock de formulaire, vous l'aurez compris, c'est tout nous ce genre de truc), il était 16:30 quand on est rentré. J'ai encore fait 2 heures de
désherbeur pendant que Fred s'occupait de haubaner la serre et d'en conforter les côtés avec de la terre, réparer une barrière, ramasser de miraculeux topinambours, transplanter un buis, et
s'occuper des poules.
On s'est longuement interrogé, avant, sur l'opportunité de désherber au désherbeur thermique et pas avec un outil, car vu le temps passé et l'énergie dépensée, c'est quand même pas très rentable.
On a quand même opté pour cette solution pour deux raisons :
-les planches sont déjà "construites" et prêtes à accueillir les cultures. Il aurait fallu passé non pas un mais deux outils minimum, et au tracteur, pour les reconstruire après le
désherbage.
-passer un outli aurait éliminé les graines germées, mais aussi remonté celles qui ne l'étaient pas encore et qui aurait poussé dès que possible c'est à dire en même temps que les plantations
qu'on projette cette semaine, et leur aurait donc fait directement concurrence. Là, on les laisse un peu enterrées et si elles germent se sera assez longtemps après nos cultures (du moins, je le
souhaite très très fort).
Il y avait beaucoup d'herbes, alors que notre désherbage avait été nickel il y a 3 semaines. Il faut dire que le stock de graine est monstrueux, on a enlevé des plantes à milliards de graines
genre chénopodestoutes desséchées... Ça laisse présager un avenir laborieux en désherbage...
Bilan de la journée, aucun semis de fait, et la préparation des planches de petits-pois et épinards n'est pas achevée. C'est lundi et comme tous les lundis depuis qu'on est arrivé, on prend déjà
du retard sur la semaine...
L'image du jour :
Avant et après passage du désherbeur thermique - le lance-flamme
(mise à jour avec photo)
Cette nuit, jeudi-vendredi 24-25 février, le vent a soufflé violemment chez nous et a déchiré la bâche de la serre de semis (la serre où on prépare les plants dans des pots ou en motte, et qui est plus chaude que les autres).
Il y a toujours beaucoup de vent et on sait pas trop bien faire, et de plus la partie déchirée doit être complètement remplacée. Grosse galère, au moment où cette serre est cruciale pour préparer
les plants des cultures à venir.
Dans l'urgence, nous avons transféré les semis en cours dans la serre nettoyée d'hier, où de toute façon nous ne ferons rien aujourd'hui.
Le soir même nous avons été prévenus de l'alerte de tempête (merci Valérie) prévue dans la nuit de samedi à dimanche avec des vents de 110-120 km / heure. Finalement ce sera des vents à 120-125 km /heure.
Du coup, plutôt que de profiter de la présence de nombreux bénévoles (merci les gars et la fille), pour faire des semis en veux-tu en voilà, on a passé encore une journée entière à rebâcher correctement les autres serres, à serrer leur portes au plus près, à les monter le cas échéant, à ranger tout ce qui pouvait l'être et éviter que ne s'envole le reste... J'ai appelé mon père à la rescousse pour pallier au manque de manque d'oeuvre et au retard que nous aurons pris sur les semis.
Tout cela a été payant, et même si les vents violents de la tempête Xynthia nous ont empêché de dormir tout est debout, en bon état.
La semaine prochaine, nous devrions pouvoir nous concentrer sur les semis et réparer la serre de semis. En attendant, ces derniers sont par terre, dans une autre serre.
Pour couronner le tout, la pompe du réservoir de carburant ne fonctionne pas. Les tracteurs sont donc en rade, alors que nous sommes en plein travail du sol.
Enfin, mon ordi est tombé complètement en rade, alors même si on m'en prête un, je ne vais pas pouvoir faire les mises à jour que je projetais sur les semis entre autres.
(source)
Un semoir manuel. Sur la première photo, vous voyez le distributeur
avec la roue distributrice. Elle varie selon la dimension des graines à semer.
le coin "verger" avant...
... et après
au départ
après quelques heures de désherbage : essentiellement
du chiendent très pénible à retirer. Mais on a la chance d'être sur du sable, ce qui facilite son extraction.
On a retiré plusieurs dizaines de m3 de matière
végétale...
après quelques jours de désherbage. On a donc enlevé
tout le chiendent possible (des mètres et des mètres..) et tout ratissé
on a ensuite arrosé pendant plusieurs jours, le sol
n'ayant pas reçu une goutte d'eau depuis plus d'un an
enfin, préparé le sol avec les outils du tracteur :
rotavator puis rouleau et traceur (je reviendrai sur les outils plus tard).
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