Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 00:35
Le nouveau site de la ferme du hanneton est ici (clic)

Mettez à jours vos liens, fil RSS et abonnements.


Par Delphine
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 21:59

Après le premier coup de vent il y a dix jours qui nous a valu une belle frayeur et deux jours de préparation à la tempête (un mal pour un bien dirons-nous), nous avons pu rapidement réparer la serre de semis. Ceux-ci n'avaient pas trop soufferts et on a pu les transférer dans une autre serre inoccupée. Je suppose que le coup de vent a eu lieu au petit matin, ce qui a limité leur inondation et a permis d'éviter que les plaques de semis ne s'envolent. D'ailleurs, depuis, ça pousse bien, je ferais l'article consacré, que j'avais prévu plus tôt, un autre jour.

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Par chance, le magasin le plus proche a pu nous fournir immédiatement des lés de remplacement. Du coup, dès lundi dernier nos voisins (et concurrents, disons-nous entre nous pour rigoler) de la ferme du Grillon sont venus nous filer un coup de main pour remettre de la bâche neuve.

Ils nous avaient expliqué comment préparer le terrain ce qui nous avions mis en oeuvre dès le vendredi : défaire complètement les bâches déchirées (ce qui permettait également d'éviter la prise au vent pendant la tempête qui s'annonçait), recreuser les tranchées latérales initiales pour enlevé complètement la partie enterrée, et en même temps prendre de l'avance sur la pose des nouvelles bâches. Heureusement, c'est très sableux et ça se creuse facilement. Ça nous a quand même pris toute l'après midi à 4 !


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Lundi donc, il nous a suffit de 5 personnes, 4 pelles, 1 escabeau et 2 lés pour redonner une certaine contenance à la serre :

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Une fois mis en place, sur la serre et équitablement dans chaque tranchée, on "fixe" chaque coté en jetant de la terre dessus. Puis on replie l'excédent de bâche dans la tranchée et on remplit la tranchée de terre, au maximum, tout en tendant la bâche au fur et à mesure.
Nous avons décidé de faire pendre chaque morceau de chaque petit coté de la serre afin de se servir du résidu pour recouvrir les demi-lunes (la partie en arc de cercle au dessus de la porte) . Il a fallu redécouper aux bonne dimensions, mettre les clips, puis refaire les portes dont les plastiques étaient également déchirés, avec les chutes. Ça nous aura encore occupés quelques heures durant toute la semaine.
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Enfin, fixer l'un sur l'autre les deux lés avec du scotch et par un hauban tendu sur le chevauchement. Ce qui a été fait aujourd'hui par Fred.
Il reste quelques finitions, mais ça a repris une bonne gueule. J'en ai profité pour tout ranger là dedans, on peut ainsi mieux y circuler et mieux organiser les semis.
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Par Delphine - Publié dans : La vie dans une exploitation agricole
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 22:37

J'inaugure une nouvelle façon de relater la vie de l'exploit'. Au hasard comme ça, selon le temps dont je dispose, je raconterai par le menu la journée de l'exploitation.
Ça tombera je l'espère n'importe quand, des jours avec, des jours sans, des jours où on bosse dur, d'autres où c'est plus relax. J'espère ainsi couvrir tous les petits évènements, ceux auxquels on ne pense pas et qui prennent beaucoup de temps.
Je tâcherais également de noter ce qu'il était prévu de faire le même jour.

Donc, allons-y.

Aujourd'hui le lundi 8 mars 2010.
Hier nous avions projeté de
-fixer les lés de la serre de plant l'un sur l'autre avec un hauban,
-brûler les herbes dans la serres qui va accueillir prochainement pomme de terre, épinards et petits pois,
-préparer cette même serre pour ladite plantation (planches des petits pois et des épinards, mise en place de -l'irrigation),
-passer le rotavator dans les parcelles extérieures (Fred),
-faire un semis d'aubergine et d'oignons rouges (moi).
et dans la maison, un peu d'enduit et de peinture.

Aujourd'hui, après une très très courte nuit pour moi qui ai lu jusqu'à pas d'heure (j'avais besoin de faire AUTRE chose), on s'est levé à 7 heures.
Après le petit-déjeuner, je tenais plus debout je me suis recouchée une heure (ouais, ça, c'est un piège mais c'est aussi un avantage quand on bosse chez soi pour soi), pendant que Fred faisait des démarches de recherches d'emploi.
En me relevant (ça allait quand même beaucoup mieux qu'après 2:30 de sommeil), je suis partie avec l'intention de faire des semis pendant que Fred faisait un peu d'enduit. Finalement, le temps que je fasse le tour du propriétaire (c'est grand chez nous) pour vérifier que tout allait bien qu'il ne faisait pas trop chaud dans les serres (non, le vent était tellement glacial aujourd'hui !), mettre en route l'irrigation aérienne dans l'une d'elle pour réhydrater, de vérifier que les plantations d'oignons/échalottes se portaient bien et ne manquaient pas d'eau ; Fred avait fini et est arrivé pour m'aider à installer le désherbeur thermique (il est lourd et une brouette est nécessaire pour déplacer la bouteille).

Pendant que Fred passait partout le rota, je me suis enfin mise à faire quelque chose de concret (quoique, dormir...) et surtout à désherber. J'y ai passé deux heure et demi jusqu'à ce que la bouteille soit vide. Je serais tentée de dire, "évidemment, ça pouvait pas se passer bien d'une traite...".
Du coup, on est allé manger, avec l'idée de partir dès que possible pour racheter une bouteille. Le temps de faire 1 heure de trucs administratifs (contacter le GAB pour divers dossiers, faire des demande de devis, ranger des papiers, trier les semences reçues à midi), il était 15:00 quand nous sommes partis. 15 minutes de trajet, un arrêt à la gendarmerie pour faire des procurations en vue des élections (chou blanc, rupture de stock de formulaire, vous l'aurez compris, c'est tout nous ce genre de truc), il était 16:30 quand on est rentré. J'ai encore fait 2 heures de désherbeur pendant que Fred s'occupait de haubaner la serre et d'en conforter les côtés avec de la terre, réparer une barrière, ramasser de miraculeux topinambours, transplanter  un buis, et s'occuper des poules.

On s'est longuement interrogé, avant, sur l'opportunité de désherber au désherbeur thermique et pas avec un outil, car vu le temps passé et l'énergie dépensée, c'est quand même pas très rentable. On a quand même opté pour cette solution pour deux raisons :
-les planches sont déjà "construites" et prêtes à accueillir les cultures. Il aurait fallu passé non pas un mais deux outils minimum, et au tracteur, pour les reconstruire après le désherbage.
-passer un outli aurait éliminé les graines germées, mais aussi remonté celles qui ne l'étaient pas encore et qui aurait poussé dès que possible c'est à dire en même temps que les plantations qu'on projette cette semaine, et leur aurait donc fait directement concurrence. Là, on les laisse un peu enterrées et si elles germent se sera assez longtemps après nos cultures (du moins, je le souhaite très très fort).

Il y avait beaucoup d'herbes, alors que notre désherbage avait été nickel il y a 3 semaines. Il faut dire que le stock de graine est monstrueux, on a enlevé des plantes à milliards de graines genre chénopodestoutes desséchées... Ça laisse présager un avenir laborieux en désherbage...


Bilan de la journée, aucun semis de fait, et la préparation des planches de petits-pois et épinards n'est pas achevée. C'est lundi et comme tous les lundis depuis qu'on est arrivé, on prend déjà du retard sur la semaine...


L'image du jour :

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Avant et après passage du désherbeur thermique - le lance-flamme

Par Delphine - Publié dans : La vie dans une exploitation agricole
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 21:35
Vous trouverez sur le site du GAB72 le nouveaux guide des producteurs bio de la Sarthe.
Il est téléchargeable ici.


Par Delphine - Publié dans : Agriculture bio - AB - Communauté : Agriculture Biologique
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 13:20

(mise à jour avec photo)

Cette nuit, jeudi-vendredi 24-25 février, le vent a soufflé violemment chez nous et a déchiré la bâche de la serre de semis (la serre où on prépare les plants dans des pots ou en motte, et qui est plus chaude que les autres).

 

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Il y a toujours beaucoup de vent et on sait pas trop bien faire, et de plus la partie déchirée doit être complètement remplacée. Grosse galère, au moment où cette serre est cruciale pour préparer les plants des cultures à venir.
Dans l'urgence, nous avons transféré les semis en cours dans la serre nettoyée d'hier, où de toute façon nous ne ferons rien aujourd'hui.

 

Le soir même nous avons été prévenus de l'alerte de tempête (merci Valérie) prévue dans la nuit de samedi à dimanche avec des vents de 110-120 km /  heure. Finalement ce sera des vents à 120-125 km /heure.

Du coup, plutôt que de profiter de la présence de nombreux bénévoles (merci les gars et la fille), pour faire des semis en veux-tu en voilà, on a passé encore une journée entière à rebâcher correctement les autres serres, à serrer leur portes au plus près, à les monter le cas échéant, à ranger tout ce qui pouvait l'être et éviter que ne s'envole le reste... J'ai appelé mon père à la rescousse pour pallier au manque de manque d'oeuvre et au retard que nous aurons pris sur les semis.

Tout cela a été payant, et même si les vents violents de la tempête Xynthia nous ont empêché de dormir tout est debout, en bon état.
La semaine prochaine, nous devrions pouvoir nous concentrer sur les semis et réparer la serre de semis. En attendant, ces derniers sont par terre, dans une autre serre.

 

Pour couronner le tout, la pompe du réservoir de carburant ne fonctionne pas. Les tracteurs sont donc en rade, alors que nous sommes en plein travail du sol.

Enfin, mon ordi est tombé complètement en rade, alors même si on m'en prête un, je ne vais pas pouvoir faire les mises à jour que je projetais sur les semis entre autres.

Par Delphine - Publié dans : La vie dans une exploitation agricole
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 20:46
Vous pouvez encore boires des coup à notre santé .
Les aides Jeune Agriculteur nous sont accordées.

Par Delphine - Publié dans : Création
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 08:50
Je reviens comme prévu sur le parcours à l'installation des jeunes agriculteurs.

D'abord, pourquoi faire ce parcours ?
Eh bien, essentiellement parce qu'il permet d'obtenir des prêts.
  • Des prêts à taux bonifiés à 2,5% ou 1% (si on s'installe en zone défavorisée) pour un montant total possible conséquent et sur tous les postes d'investissements nécessaire quand on s'installe : foncier (pour un certain pourcentage du coût total de l'installation), reprise de l'ancien matériel et des anciens bâtiments agricoles présents sur l'exploitation, nouvel investissement dans du matériel neuf, construction de bâtiments agricoles,
  • Une dotation (une somme d'argent quoi) conséquente qui permet de démarrer sereinement sa première année, notamment en permettant de ne pas prélever d'argent pour son compte personnel ; mais qui peut être utilisée à tout ce qu'on veut : investissement, emploi, désirs personnels. En ce qui me concerne, si tout va bien, je m'en servirais comme d'un salaire et pour rémunérer des saisonniers, cet été au moins,
  • On peut ajouter à ces aides comptables une aide technique pour monter un projet viable en amont de l'installation et en aval des aides ponctuelles possibles à la demande pour du soutien technique ou administratif.
On peut se poser la question de faire ce parcours ou non. Dans ma logique de dépendre le moins possible des instances administratives agricoles (parce que je suis contre le système de subventions européennes à la production, qui biaise clairement le prix des denrées agricoles), il aurait même été cohérent de s'en passer. Oui mais voilà, vu que ces aides existent et notamment le prêt bonifié, il est fort peu probable que quelque banque que ce soit ait pris le risque de nous faire des prêts sachant que l'État pouvait prendre le risque. Déjà qu'au vu des comptes de l'exploitation précédente (catastrophiques selon les standards comptables), on a eu du bol de tomber sur le banquier qui connaissait l'exploitation et gageait de sa rentabilité.

On peut prétendre au titre de jeune agriculteur tant qu'on s'installe avant 40 ans.

Comment effectuer ce fameux parcours ?
Tout d'abord, il faut avoir ou acquérir la capacité professionnelle agricole. Il s'agit d'avoir un des diplômes suivants :
  • brevet de technicien agricole,
  • brevet de technicien supérieur agricole,
  • baccalauréat technologique, série sciences et technologies de l'agronomie et de l'environnement (STAE),
  • baccalauréat professionnel agroéquipement, conduite et gestion de l’exploitation agricole, productions horticoles,
  • d’autres diplômes ou titres (ingénieurs, etc.) participent également à la délivrance de la capacité professionnelle agricole.
En ce qui me concerne, après une réorientation professionnelle, j'ai effectué en 2008-2009 un BP Responsable d'Exploitation Agricole en formation continue à l'IREO d'Orléans.
Ce diplôme doit être complété par le parcours à l'installation proprement dit :
ParcoursInstallation.jpg (source)
Le mieux est peut-être de commencer le parcours dès qu'on a une exploitation en vue, même si il reste valable assez longtemps pour envisager de le faire sans cela.
Nous pensions nous installer dans 2 ans, le temps pour moi de me former au mieux auprès d'un maraîcher bio du coin (à l'époque, Orléans), après ma formation à l'IREO. Seulement, on est tombé par hasard sur une annonce décrivant la ferme de nos rêves au mois de mai (alors que j'avais du boulot par dessus la tête, des tonnes de rapports à faire) ; une ferme assez proche mais pas trop d'une ville, en maraîchage (idéal pour disposer de suite du matériel adéquat), déjà certifiée AB (parfait pour éviter de perdre du temps avec la période de 3 ans de certification), avec la maison au milieu des à peu près 6 ha (exactement la surface qu'on visait pour pouvoir avoir des bestioles, à l'avenir), et cerise sur le gâteau, des panneaux photo-voltaïques ! Du coup, tout s'est précipité (même si on a pas pris notre décision à la légère), et puis finalement, on avait pas trop le choix parce que je n'aurais pas trouvé de boulot à temps suffisamment plein chez un maraîcher bio près de chez nous passé la saison d'été.
Il fallait donc se lancer, malgré mon peu d'expérience.

Heureusement, je sortais de stage de chez le plus parfait des maîtres de stage qu'on puisse trouver en la matière. Un bon pédagogue et un excellent maraîcher. Après que j'eus donc préparé mon auto-diagnostic et qu'il a été convenu avec les conseillers 'compétences' et 'projet' que je devais compléter ma formation avec 3 mois de stage, j'ai bossé tout l'été chez Michel pour continuer jusque fin novembre en stage chez lui. Tous a été pensé pour pouvoir envisager un déménagement en début d'année, afin de préparer le sol et lancer les semis pour les récoltes de printemps, absolument indispensables pour bien commencer son activité et réussir sa première année.
L'auto-diagnostic peut mettre en avant le besoin de formations supplémentaires spécifiques à chaque projet et à chaque personne. Ce sont les actions qui sont mentionnées dans le schéma. Pour ma part, il m'a été conseillé de suivre si possible une formation sur les poules pondeuses (puisque nous avons quelques poules en diversification).

Pendant cette période de stage et les préparatifs classiques d'un futur déménagement, il faut gérer un tas de choses, comme l'indique le schéma ci-dessus :
  • Faire faire une étude économique du projet, le PDE (attention, étape coûteuse, mais indispensable). Pour la mienne, comme il n'existait pas de chiffres de groupe (comprendre de chiffres économique en maraîchage bio), elle était assez compliquée à faire. Heureusement, j'avais bien préparé le terrain, vu que c'était aussi le sujet d'un de mes nombreux rapports de formation, que j'avais je pense détaillé au maximum. Pour recueillir des chiffres, il m'a fallu cependant enquêter auprès des maraîchers que je connaissais et appliquer des astuces mathématiques aux résultats recueillis pour les appliquer à la ferme que nous visions (heureusement, assez proche en surface et répartition des exploitations que je connaissais déjà). Bref, j'ai quand même du faire une grosse partie du boulot, et du coup, je vais m'organiser pour calculer année après années mes prix de revient, pour moi déjà, afin de fixer des prix de vente les plus justes, et pour les futurs candidats à l'installation ensuite.
  • Trouver une banque (ou plusieurs et faire jouer la concurrence),
  • Faire un montage financier pour la reprise distinguant la partie professionnelle de la partie privée (on ne finance pas la maison avec des prêts bonifiés, par exemple), s'arranger pour que le notaire fasse les documents correctement (et ça parait évident, mais on a eu les pires problèmes à ce propos et on a perdu du temps précieux et beaucoup d'énergie, par mauvaise volonté de sa part, je pense),
  • Vérifier sans arrêt que tous les documents sont remis aux bonnes personnes au bon moment, 
  • Déposer une demande d'autorisation ou une déclaration d'exploiter. Pour la surface qu'on a, une déclaration suffisait pour moi, mais j'ai été (très très et par plusieurs personnes) mal renseignée et j'ai dû faire une demande d'autorisation, ce qui m'a valu quelques sueurs froide : la personne du service concerné a essayé de m'expliquer que bien que future propriétaire du foncier, bien que normalement éligible au statut de JA (Jeune Agriculteur), bien que la propriétaire cédante nous assurait de l'exclusivité de la vente et était ok pour qu'on reprenne l'exploitation, rien de promettait que je ne me ferais pas souffler la place par un autre JA. J'avoue, j'ai rien compris, je crois même qu'elle s'est trompée (ou alors j'ai vraiment vraiment rien compris), mais j'ai stressé quand même,
  • Se renseigner et préparer en amont sur tous les documents nécessaire à l'activité agricole précise. Pour moi en vrac, dans les désordre et il en manque sûrement : déclaration auprès de la DSV pour la vente des oeufs, déclaration du forage existant, rapprochement de l'organisme certificateur AB pour pouvoir vendre dès les premiers marchés sous le label, rapprochement du GAB (Groupement des Agriculteurs Bio) de la Sarthe pour avoir les infos, les contacts, les renseignements précieux et indispensables, préparation des systèmes de vente pour s'assurer d'une clientèle, contact avec les fournisseurs...
Là où on a fait très fort (peut-être indépendamment de notre volonté) c'est qu'on a réussi à vendre d'un coup d'un seul notre superbe petit appartement tout refait de la vieille de notre déménagement (quelle tristesse) à des amis (la tristesse en a été atténuée) qui ont été assez gentils pour se caler sur nos dates et tout a ainsi pu se faire dans le bon ordre pour nous et nous éviter un prêt-relais. Ça, ça a été un vrai bon coup de pouce et beaucoup de soucis en moins !
Toutes ces étapes ont été encore plus compliquées car nous habitions à Orléans et qu'on s'installait dans la Sarthe. Il fallait donc s'organiser pour limiter les allers-retours, prendre les premiers contacts dans le Loiret, dégrossir le trait et transférer les dossiers ensuite dans la Sarthe, faire que tous les interlocuteurs des deux départements se contactent et se comprennent, ...
Et puis, comme si ça suffisait pas, tout a été encore plus compliqué parce que je voulais m'installer en créant une société (du coup ça devient le parcours du combattant à l'installation), et que Fred devait démissionner puisqu'il nous fallait déménager trop loin de son travail. on s'est donc renseigné pour savoir comment faire les choses et surtout dans quel ordre : savoir quand démissionner par rapport à l'obtention de tel ou tel papier, sachant que c'est le numéro de SIRET de la société agricole créée qui fait foi pour bénéficier du statut de rapprochement de conjoint (un beau fiasco de l'administration d'ailleurs cette histoire puisque les instances compétentes ont confirmer plusieurs fois à Fred que cette justification n'était pas du tout nécessaire que le seul changement d'adresse suffisait, ce qui bien entendu s'est révélé faux quand Fred a fait dans la Sarthe son dossier de demandeur d'emploi). Et on peut pas trop faire les choses dans le désordre, bien évidemment. Je l'ai appris à mes dépends, alors que j'avais pris à moultes reprises la précaution de me renseigner auprès de plusieurs personnes compétentes et différentes, puisqu'il a fallu au dernier moment que je stoppe la procédure de création de la société pour ne pas entrer en conflit avec les conditions d'attribution des aides.
Enfin, cela me permet de pouvoir proposer un ordre des chose à faire quand on s'installe et qu'on créé une société et qu'en plus de ça, une personne du couple doit démissionner (ça c'est le bonus) :
  • Demander l'autorisation d'exploiter (ou faire la déclaration),
  • Se rapprocher de la personne compétente à la chambre pour faire le dossier de demande d'aides à l'installation (attention, étape onéreuse encore),
  • Faire préparer les statuts de la société par un notaire compétent (étape aussi onéreuse que l'étude économique, pour moi 1200€),
  • En parallèle, voir le CFE (Centre de Formalité des Entreprises) de la chambre d'agriculture, qui peut/doit fournir des documents formatés administratifs à remplir pour cette création de société et son organisation sociale (qui sont le ou les gérants, qui y travaille, qui sont les personnes qui se partagent les parts...) ; et surtout, qui envoie les statuts à l'immatriculation
  • Attention ! S'arranger avec le notaire et le CFE pour que la date de création de la société soit postérieure à celle du passage en CDOA (la dernière étape du parcours) et donc, que les papiers ne soient pas envoyés trop tôt au registre des commerces,
  • S'assurer que votre conjoint ne démissionnera pas trop tôt par rapport à la date de création de la société. Le numéro de SIRET ou le KBis faisant office de preuve et sachant qu'il peut y avoir un délais de 3 mois max entre la démission et la création,
  • Demander un transfert de DPU si le cédant en possède et si vous les voulez bien sûr,
  • En cours de route, vous recevrez tout un tas d'autres documents à remplir et à renvoyer. C'est pas toujours facile de les remplir. Il vous faudra de toute façon savoir le maximum de chose sur l'exploitation et être pour cela ne bons terme avec le cédant. il vous faudra certaines autorisations de sa part, et ses numéro de parcelles, etc...,
  • Et si vous êtes contraint d'acheter des fournitures pour l'exploitation avant d'être officiellement installé, il faut réussir à avoir des facilité de paiement déjà, et ensuite à se débrouiller pour pouvoir rembourser son compte privé si nécessaire, voire récupérer la TVA l'année suivante sur ces achats...
(Cela étant mes conclusions après toutes mes péripéties administratives, peut-être n'ai-je finalement pas tout compris, ou bien que certains renseignements étaient, et donc sont, faux. ce qui est possible, vu qu'ils changent en fonction de mes interlocuteurs).

Si vous n'êtes pas pressé comme nous l'étions, vous n'êtes pas obligé de faire en même temps que tout ça et juste après votre stage PPP le stage SPI (Stage Préparatoire à l'Installation), qui se passe dans les locaux de la Chambre et permet de préparer son projet d'un point de vue économique social et juridique. Cette étape est également onéreuse (je précise tout ça parce que pour tout ce qui concerne les formalité payantes de la chambre d'agriculture, je l'ai su au moment de devoir payer. Aucune personne dans aucune des deux Chambres n'avaient jugé bon de m'en avertir... Et je n'étais pas la seule dans ce cas là).
Moi j'ai tout fait en même temps et dans la foulée, mais la plupart de de mes co-stagiaires n'avaient fait que le stage PPP quand il leur était demandé (les personnes qui ont une grande expérience agricole en sont dispensé en gros) et à peine entamé toutes les autres démarches administratives. Certains en était encore au stade de la réflexion pour le statut juridiques, les études économiques n'étaient pas encore faites, parfois même la recherche d'une exploitation était toujours en cours, et une personne a même dû renoncer à son projet initial.
Mon SPI s'est passé sur 5 jours (le minimum dans la Sarthe)  entre début janvier et mi février. Il peut être plus dense avec les modules optionnels qui peuvent parfois être proposés d'une part en fonction de la nature du projet, d'autre part en fonction de l'agriculture du département.
Je dois dire que pour les personnes qui sortent du BP en formation pour adulte (au moins celui de l'IREO d'Orléans) toute cette formation juridico-socialo-économique est quasi inutile, j'avais tout vu l'année précédente. Néanmoins, j'y aurais rencontré des gens très intéressés et intéressants et noué quelques relations indispensables !

L'ultime étape : le passage en CDOA : La Commission Départementale d’Orientation Agricole. Elle étudie l’ensemble du projet d’installation du candidat (cohérence, équilibre économique et financier, etc...). Sous la tutelle du Préfet, elle accorde ou refuse le statut de jeune agriculteur et l’ensemble des aides nationales à l’installation (...). Par la suite, elle vérifie que les engagements pris par le jeune agriculteur sont bien respectés pour le versement des aides d’Etat et des financements bonifiés liés au projet (source).
La commission est composée 32 membres (...) : (source)
  •  5 membres représentants l’Etat et des collectivités territoriales (DDA, Conseil Régional, Conseil Général, Communautés de communes, etc)
  •  14 membres représentants le secteur agricole proprement dit (Syndicats, MSA, Chambre d’Agriculture, banques, etc)
  •  8 membres représentants des activités concernées par l’agriculture (entreprises agro-alimentaires, coopératives, distributeurs, etc)
  •  5 membres au titre d’associations ou d’experts.
Bref, vous en aurez compris l'importance cruciale.

J'ai fini mon SPI vendredi dernier. Comme une partie de mon parcours devait être validé par la DDA (Direction Départementale de l'Agriculture), il a fallu un mécanisme d'horlogerie pour que l'attestation fournie vendredi par la Chambre de la Sarthe arrive le plus rapidement possible à la Chambre du Loiret, qu'elle y soit validée par la DDA, qu'elle même retourne l'attestation à la Chambre du Loiret pour qu'elle soit renvoyée à la Chambre de la Sarthe, pour la commission d'aujourd'hui mardi. Parce que c'est aujourd'hui que mon projet est examiné.
Aujourd'hui que je sais si oui ou non, on a bien fait de faire le pari de venir habiter ici avant d'avoir les moyens d'être fermiers...


Par Delphine - Publié dans : Création
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 23:21
Aujourd'hui, on a enfin fait notre premier semis direct !
Dans la serre préparée précédemment, nous avons enfin pu faire le désherbage thermique. Il s'agit tout simplement d'un lance-flamme que l'on passe sur les mauvaises herbes qui ont poussé. Soit dit en passant le chiendent repart déjà de plus belle à certain endroit.

Il existe des désherbeur thermique portatif, avec de petites bouteilles de gaz. le notre dispose d'une grosse bouteille qu'il faut porter et déplacer à la brouette.

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On peut voir la différence avant...
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... et après :
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À la suite de quoi, nous avons pu enfin semer : 12 rangs de carottes (Var. Yaya F1), 3 rangs de radis (Var. National) (dans la partie la plus "sale", parce qu'on pouvait pas encore passer des heures à redésherber les toutes jeunes pousses cassantes de chiendent, parce les radis sont moins gênés par les mauvaises herbes, et parce que comme ils poussent vite, on pourra redésherber plus efficacement après leur récolte), et 4 rangs de navet (Var. de Naples à collet violet).

Le semis se fait au semoir. Voilà l'engin :
semoirUn semoir manuel. Sur la première photo, vous voyez le distributeur avec la roue distributrice. Elle varie selon la dimension des graines à semer.
Sur la seconde photo, vous voyez deux pignons : ils permettent de régler l'espacement entre les graines : ici nous avons utiliser la même combinaison pour les radis et les carottes (le minimum qu'on peut faire avec le jeu de pignons qu'on possède), et il a fallu changer de combinaison pour les navets, qui nécessitent un espacement plus grand. Bon, il a fallu ruser, parce qu'il manque des pignons, mais baste ! on a accepté un espacement un peu plus important et on a contourné le problème.

Ensuite, il suffit d'enclencher la manette et de pousser le semoir. Les roues entraînent le mouvement et la rotation du distributeur. Les graines tombent dans un sillon formé par un "bec" situé sous le distributeur et le petit rouleau situé derrière recouvre et tasse le tout.
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(bon faut pas croire, y'a pas que Fred qui travaille, seulement, il fait jamais de photo. Moi pendant ce temps là je plantais des échalotes avec mon frère, on verra ça un autre jour)


Avant que les carottes ne sortent, nous ferons un nouveau désherbage thermique. Si tous va bien dans quelques semaines nous aurons les premiers radis, puis suivront les carottes et les navets.

Par Delphine - Publié dans : Légumes - Communauté : Agriculture Biologique
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 17:44
Bon, je vais reprendre un peu depuis le début.

Nous sommes donc arrivés dans la Sarthe le 15 janvier 2010. La ferme est constituée de 5,5 ha de terres, d'une maison d'habitation dans laquelle nous allons avoir pas mal de travaux, d'un hangar contenant l'essentiel du matériel de maraîchage qu'on peut mettre derrière un des deux tracteurs, d'un poulailler de 30 poules pondeuses (on va passer à 50), de 4 serres (tunnels plastiques non chauffés) avec une supplémentaire à monter, et d'une petite serre contenant un bac chauffant qui va nous permettre de faire nos propres plants.
Les terres sont organisées en pâture, champs et serres, plus l'espace autour de la maison et du hangar. Concrètement, on mettra en culture les serres, et 1,5 ha de terrain ; un peu moins cette première année.

L'exploitation était déjà du maraîchage, donc on a à peu près tout le matériel. On voudrait investir dans un autre moyen pour faire les mottes de plants (j'y reviendrai dans un autre article), dans un bâtiment technique (stockage des légumes et préparation des paniers), dans un camion que je pourrais conduire (celui-ci est trop dur pour mon bras), ...
Elle est déjà certifiée en agriculture biologique, ce qui est un grand avantage. Nous n'aurons pas à attendre 3 ans pour vendre sous ce logo que la certification se fasse.
Par contre, il n'y a pas eu de culture depuis un an, alors même si les terres de la partie cultivable ont été assez bien entretenues, il faut quand même tout recommencer.
Et, bien sûr, nous n'avons pour le moment rien à vendre.


La première semaine, on savait pas trop où donner de la tête (maintenant non plus, cela dit). J'avais rêvé avoir le temps avant de venir de faire un planning, mais j'ai eu malheureusement bien trop d'autres choses à faire, ce qui fait que d'un point de vu organisation, c'est toujours pas ça. Je pense que ça va se tasser et que je vais pouvoir enfin faire une organisation du tonnerre, parce que ceux qui me connaissent le savent, ça va pas pouvoir durer comme ça .

Heureusement, mon père et Nicole sont venus nous aider toute cette première semaine, et moralement et physiquement, c'était une excellente idée. Mon père qui s'occupe d'un verger le reste de l'année nous a taillé tous les arbres fruitiers.
Verger-1le coin "verger" avant...

Verger-2... et après

Nous avons beaucoup d'arbres sur la propriété, dont un magnifique eucalyptus dont les feuilles feront une excellent etisane, et ils n'ont pas été entretenus. Il y a aussi toutes les haies (environ 1 km)... Et pourtant, nous allons manquer de bois pour nous chauffer !
Il y aurait aussi les framboisiers à tailler qui occupent à peu près 1500 m2. Mais ils sont vieux, et on a préféré les laisser pour cette année, se concentrer sur les autres productions et récolter simplement ce qu'il y aurait sans se prendre trop la tête. Nous allons en enlever une partie l'automne prochain et mettre autre chose à la place. En même temps, on va diversifier la production de petits fruits en ajoutant des myrtilles, des groseilles et des cassis.

Pendant que mon père taillait, on a commencé à désherber une première serre (avec l'aide de Lilou ). Voici les étapes du désherbage et de la préparation du sol :
DSCF0519au départ

DSCF0796après quelques heures de désherbage : essentiellement du chiendent très pénible à retirer. Mais on a la chance d'être sur du sable, ce qui facilite son extraction.

DSCF8191On a retiré plusieurs dizaines de m3 de matière végétale...

DSCF8192après quelques jours de désherbage. On a donc enlevé tout le chiendent possible (des mètres et des mètres..) et tout ratissé

DSCF8281on a ensuite arrosé pendant plusieurs jours, le sol n'ayant pas reçu une goutte d'eau depuis plus d'un an

DSCF8296enfin, préparé le sol avec les outils du tracteur : rotavator puis rouleau et traceur (je reviendrai sur les outils plus tard).

Après ça, il a fallu encore monter les portes, et tout couvrir de plastique pour faire un faux semis. Cette technique consiste à préparer le sol comme si on allait y semer quelque chose. Les graines de mauvaises herbes germent alors qu'on y a rien semé d'autre, et on peut alors se débarrasser d'une certaine quantité de celles-ci, avant de semer les bonnes graines. Ici, nous allons désherber au désherbeur thermique avant de semer des carottes, des radis et des navets. On couvre de plastique pour accélérer la levée des graines de mauvaises herbes.
En tout, sur cette serre, en désherbage et préparation, le temps passé à 1, 2 ou 3 selon les moments aura été de 25 heures (et c'était la moins sale).

En même temps on a commencé à débarrasser deux autre serres. On se mettait un peu la pression pour lancer des cultures au plus vite, mais finalement, il fait tellement froid, que rien de sert de se presser et du coup, on a un peu (pour Fred qui bosse beaucoup dans la maison) voire beaucoup (pour moi) ralenti le rythme cette semaine. La semaine prochaine, on commence les semis pour faire les premiers plants, et on continue le désherbage en parallèle.

On a aussi commencé à prendre pas mal de contacts dans la commune, entre autre, nos concurrents directs, très sympas , et les personnes impliqués dans la vie "bio" du coin, agriculteurs ou non. C'est très motivant et on a déjà passé de bons moments.
On a fait le tour de quelques fournisseurs : il faut penser aux semences, mais aussi à l'engrais et à l'amendement, à l'aliment des poules, au matériel de protection individuelle, à faire établir des devis pour tous le matériel qu'on achètera par un emprunt (des nouvelles couvertures pour les serres, de l'irrigation, etc...), continuer des démarches administratives...
Et puis, gros chantier, il y a énormément de rangement et d'amélioration à faire dehors. Évidemment, on a pas du tout le temps de faire ça et c'est fort dommage parce que visuellement, on y gagnerait sacrément. Sans compter qu'on retrouverait peut-être nos p'tits, à savoir pouvoir faire une liste du matériel qu'on a vraiment et où le trouver.


Dans un prochain article, on parlera semis.


Par Delphine - Publié dans : Création - Communauté : Agriculture Biologique
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 16:51
Vous avez peut-être voté pour le logo européen qui s'appliquera à tous les produits issus de l'agriculture biologique à partir de juillet 2010.
Le vote a été effectué et le logo gagnant est le suivant :
Logo-AB-UE.jpg
C'est ce logo que vous verrez à partir de juillet et qui remplacera complètement le logo AB que vous connaissez. Normalement, la normalisation française doit disparaître au profit de la normalisation européenne, alors le logo AB doit également disparaître. Cela créé quelques remous, car une partie des acteurs de la filière bio en France juge la réglementation et la normalisation européenne trop permissive. Et il est possible que rapidement apparaisse une marque française pour remplacer la norme AB.
À ce sujet vour pourrez en lire plus sur ce site.


Par Delphine - Publié dans : Agriculture bio - AB
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